Un anime pour lequel j'en attendais peut-être un peu trop. Oui, vous l'aurez compris, petite déception pour moi. N'ayant pas encore vu Sword Art Online, je n'ai pas de réel point de comparaison concernant le genre, mais je pense que si vous cherchez un anime de type RPG/Jeux vidéos avec actions, intrigue, suspens et romance, il vaut mieux passer votre chemin et regarder SAO ou encore No game No life. L'histoire suit celle d'un jeune homme qui travaille comme programmeur de jeux vidéos en entreprise et cet homme semble très très occupé par son travail. Il va jusqu'à passer 30 heures sans dormir et finira par s'endormir sous son bureau. Il se réveille alors dans un autre monde, un monde style RPG. Il prendra le pseudonyme de Sâtou et va parcourir ce monde en quête d'informations diverses. Si l'intrigue est mal exploitée, le mode jeu vidéos, lui l'est. On est instantanément plongé dans les mécaniques de ce qui fait un RPG : la présence d'un inventaire qui permet la conservation de divers objets, la notion de points de magie (mana), de niveaux (level), de puissance, d’interaction avec d'autres personnages, de quêtes annexes, d'armes multiples, de légendes, de monstres, de villes, de marchés, d'échanges... bref ces 12 épisodes nous permettent de découvrir le fonctionnement de ce jeu bien réel pour notre héros. Et c'est ici que réside le problème. Tout au long de l'aventure, il fera connaissance avec d'autres personnages, féminins pour la quasi totalité, qui l'accompagneront dans sa découverte quotidienne. Mais jouer à un jeu c'est bien, mais regarder un jeu sans jouer c'est souvent ennuyeux. Bien c'est un peu ce qu'on ressent ici. Point de combat mythique alors que notre héros est très fort et que de tels combats auraient été superbes a regarder. Point non plus de suspens, uniquement de petites quêtes secondaires avec des personnages peu mis en valeur. Prenons l'exemple des 3 esclaves à qui Sâtou donnera un nom avant de les laisser l'accompagner. Hormis le fait que celles-ci soient des esclaves, tout ce qu'on peut dire c'est qu'elles ne sont pas humaines à 100%, qu'elles obéissent à leur maître et qu'elles adorent la viande... Un autre exemple ? Lulu, jeune esclave de 14 ans qui va aussi l'accompagner, son grand-père était japonais et elle est hyper timide, cette fille est un personnage qui doit posséder 8 lignes de dialogues maximum. Autre chose qui est insupportable, acceptable si tu as 2 personnages mais chiant à partir de 3 et plus. C'est de voir chaque compagnons répondre par l'affirmative à un ordre donné par le personnage principal. Juste pour montrer le visage content de chacun et pour que chacun ait son petit quelque chose à dire. Dernier aspect qui rend le tout inutile, un tout petit passage de l'anime, une vision. Dans l'épisode 8, Sâtou et ses compagnons tombent sur des ruines qui lui font penser à un torii (portail japonais). En le regardant, des "souvenirs" (?) lui reviennent. On y voit une déesse qui lui dit de devenir dieu s'il veut rester avec elle. Un suspens pas utile puisqu'on en saura pas plus. C'est un anime qui avait pourtant du potentiel au niveau de l'histoire, mais une intrigue qui restera en surface. La musique ne marque pas, mais elle correspond parfaitement à ce qu'on pourrait avoir comme son dans un jeu. L'animation manque par moment de fluidité et de vitalité.